La personne majeure avec une autonomie restreinte

Dès 18 ans

Nous accueillons des personnes qui ont besoin d’être accompagnées intensément pour tous les actes de la vie quotidienne. Nous veillons à leur offrir une qualité de vie basée sur le respect, l’identité, les relations sociales et des activités appropriées. 
Nos foyers et nos espaces de jour leur organisent un accompagnement spécialisé et permanent dans des lieux accueillants et adaptés. Nous sommes présents à Fleurier, aux Hauts-Geneveys et à Couvet. 

Ces personnes présentent très souvent une déficience intellectuelle, avec ou sans spectre de l’autisme, avec ou sans polyhandicap. Elles peuvent aussi avoir subi des traumatismes crâniens qui exigent un encadrement médico-social important.

Dès le 1er avril 2016, les demandes d'accueil en hébergement, en foyer occupationnel ou en espace de jour doivent transiter par le dispositif JUNORAH (abréviation de Jura et Neuchâtel Orientent les Adultes Handicapés), mis sur pied par le Service d'Accompagnement et d'Hébergement de l'Adulte (SAHA).
Consulter le site du JUNORAH

Activités

Les espaces de jour

La mission des Espaces de jour est d'accueillir en journée des bénéficiaires adultes et de leur mettre à disposition, dans un espace donné, du temps libre et/ou des activités spécifiques qu'ils peuvent choisir en fonction de leurs souhaits, besoins et/ou de leurs compétences.

Les prestations sont proposées et animées par du personnel d'accompagnement socio-éducatif.

L'orientation des Espaces de jour est d'offrir des prestations d'occupation, de développement personnel et/ou de maintien des acquis dans un cadre sécurisé et professionnalisé. L'accent est particulièrement mis sur le bien-être et la qualité de vie des bénéficiaires, sans aucun objectif de production de biens et services. 


Hébergement

Les foyers occupationnels

Les foyers occupationnels offrent sur toute l’année, des prestations en matière d’hébergement, d’activités, de soins, d’éducation, de loisirs et de thérapies à des personnes adultes en situation de handicap, présentant une dépendance importante.

Maison de vie de Couvet

Les bénéficiaires qui ont besoin d’un accompagnement médico-social important sont accueillis sur le site de Couvet. Ils sont accompagnés en continu par des travailleurs sociaux et des infirmières. Ce projet pilote est né d’une collaboration entre l’Hôpital neuchâtelois et Les Perce-Neige. Il permet de répondre à des besoins très spécifiques qui ne peuvent être satisfaits dans les autres foyers.
La maison de vie de Couvet accueille également des personnes cérébrolésées sévères.


Personnes cérébrolésées

Maison de vie de Couvet

La maison de vie de Couvet propose 10 places pour un accompagnement adapté à des personnes cérébrolésées sévères.

La présence d'un réseau de soins dans la même structure (policlinique, SMUR, thérapeutes, etc.) permet de répondre aux besoins des bénéficiaires. L'équipe pluridisciplinaire qui suit les personnes cérébrolésées sévères est composée de personnel soignant (infirmières de l'Hôpital Neuchâtelois) et de personnel socio-éducatif et socio-sanitaires de la Fondation Les Perce-Neige.

Terminologie

Les personnes cérébrolésées peuvent être différenciées en deux types de patients, les uns présentant un état de conscience minimale, les autres émergeant de cet état.

L'état de conscience minimale, parfois appelé état pauci-relationnel, décrit un patient incapable de suivre de manière cohérente des instructions simples mais qui démontre néanmoins un état de conscience de son environnement. Ces patients ont souvent une poursuite visuelle préservée. Ils peuvent présenter des changements comportementaux et émotionnels induits par des stimulations verbales (voix familières).

La distinction entre état végétatif et état de conscience minimal revêt une grande importance, et ce en raison des implications en termes de pronostic et des décisions thérapeutiques qui y sont liées. La personne en état de conscience minimal présente des réactions comportementales « conscientes » minimales et fluctuantes mais reproductibles. Il y a présence d’une interaction avec l’environnement. Ce comportement est incohérent, mais il se distingue nettement du comportement réflexe en raison de sa reproductibilité ou du fait qu’il est maintenu pendant une durée suffisante ; il est généralement provoqué par un stimulus externe.

Il a été démontré que les patients en état de conscience minimale perçoivent les émotions et la douleur.

Pour pouvoir établir le diagnostic d'état de conscience minimale, il faut la présence d’un ou de plusieurs comportements suivants :

  • réponse à la commande ;

  • réagir par oui/non (par le biais de signe ou par le biais du langage), sans tenir compte de la précision de la réaction ;

  • des verbalisations compréhensibles ;

  • un comportement orienté, c’est-à-dire qu’il existe un lien significatif entre le comportement et les stimuli environnementaux précis, ce comportement ne faisant donc pas partie des comportements-réflexes, par exemple des rires ou des pleurs exprimés de façon adéquate, des vocalises ou des gestes en réponse directe au contenu d’une question, l’orientation vers des objets (rapport explicite entre la localisation de l’objet et la direction du mouvement), le toucher ou la préhension adéquate d’objets, ce qui montre une adaptation par rapport à la taille et à la forme de l’objet, ainsi que la poursuite oculaire ou la fixation prolongée en réponse directe à des stimuli visuels (qui se déplacent).

Lorsque les comportements suivants sont observés, le patient émerge de l'état de conscience minimale par:

  • une communication fonctionnelle interactive : les paramètres sont des réponses oui/non exactes à 6 questions de base sur 6 concernant l’orientation situationnelle (p.ex. suis-je assis tout près ? Est-ce que je montre le plafond ?) pendant deux évaluations consécutives ; ou

  • une utilisation fonctionnelle de deux objets différents (pour ce faire, il faut pouvoir discriminer les objets) : les paramètres y afférents sont l’utilisation correcte de deux objets différents au cours de deux évaluations consécutives (p.ex. se peigner les cheveux, écrire sur du papier avec un stylo).

Admission

Cette prestation ne relève pas d'une demande au dispositif "JUNORAH".

Pour toute demande d'admission, s'adresser à : pn.mdv-couvet@remove-this.ne.ch